Selon une étude de l'Université Catholique de Louvain (UCL), dont les résultats ont été communiqués en septembre de cette année, le mode majeur de consommation d'alcool chez les jeunes est le binge drinking.
Cette pratique est définie comme la consommation, en une seule occasion (soirée par exemple), de plus de 5 unités d’alcool pour un garçon ou de plus de 4 unités pour une fille.

Selon cette étude, menée auprès de 4.500 étudiants,

  • 1 répondant sur 4 serait ivre au moins une fois par semaine

  • 1 répondant sur 2 aurait une consommation à risque selon les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé. Environ 7 % répondraient même aux critères d’une dépendance possible. Un consommateur jeune n'est donc pas à l'abri de devenir "accro" à l'alcool, qui est une drogue "dure"

  • la consommation hebdomadaire moyenne d'alcool des répondants s'élève à 17 verres.

Notre société banalise la consommation d’alcool, très répandue dans les temps de loisirs notamment. La publicité pour les boissons alcoolisées inonde nos médias et notre environnement visuel.
Ce contexte n’est pas sans conséquences. Ainsi, pour près de 7 étudiants interrogés sur 10, consommer de l’alcool de manière excessive est considéré comme normal.

Pourtant, ce psychotrope est une cause importante de morbidité chez les jeunes de 15 à 24 ans. Citons parmi les principales conséquences d'un abus d'alcool :

  • à court terme, les violences entre jeunes et des relations sexuelles non désirées ou regrettées

  • à moyen terme, le fait de ne pas se sentir capable de travailler le lendemain d'une cuite ; dans l’étude évoquée, 44 % des étudiants interrogés ont conscience de négliger leurs études suite à une consommation excessive d'alcool

  • à long terme, une consommation excessive influence le fonctionnement du cerveau, en provoquant notamment des troubles durables de la mémoire, de l'attention et de la concentration.

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