Le Groupe porteur "Jeunes, alcool & société" interpelle l’État et les mandataires publics sur leur responsabilité face aux surconsommations d'alcool et leurs conséquences sociales et sanitaires. 

Le Groupe porteur "Jeunes, alcool & société" est constitué des associations suivantes: Citadelle - Conseil de la Jeunesse - Groupe Rapid - Infor-Drogues - Jeunesse et Santé - Latitude Jeunes - Ligue des Familles - Modus Vivendi - Prospective Jeunesse - Question Santé - Les Scouts - Univers Santé.

Le groupe rappelle que l'alcool fait partie intégrante de notre culture; ce qui nous pousse ou non à le consommer dépend d’une multitude de facteurs individuels et sociétaux. 

Il préconise d'aborder ce sujet de manière large et nuancée, en favorisant une démarche de dialogue, de concertation, de sensibilisation et d’observation dans le but de promouvoir des consommations d’alcool plus responsables et moins risquées.

Le groupe a formulé récemment 8 propositions afin de faire évoluer les environnements pour qu’ils ne nous poussent pas autant à surconsommer:

  • Supprimer la publicité pour les produits alcoolisés 
    En effet, on ne compte plus les études qui prouvent l'effet très important de la publicité sur la consommation d'alcool!

  • Clarifier et simplifier la loi
    Une loi doit être compréhensible et appliquée pour qu’elle soit efficace. Si le législateur veut garder une distinction entre certains types de boissons alcoolisées selon les âges (16-18 ans), il est préférable de se baser sur le taux d’alcool puisque l’information est accessible sur les bouteilles et donc disponible à tous. Le groupe propose ainsi la clarification suivante:
    • En-dessous de 16 ans : aucune boisson alcoolisée
    • A partir de 16 ans : toute boisson alcoolisée dont le taux d’alcool ne dépasse pas 16°
    • Au-dessus de 18 ans : toute boisson alcoolisée

  • Renforcer structurellement l’éducation, la prévention et la réduction des risques 
    Les études disponibles et l'échec partiel des politiques répressives montrent qu'il faut donner une place plus importante aux actions éducatives et de promotion de la santé.

  • Dépénaliser l’apprentissage parental
    Les adultes doivent pouvoir accompagner le jeune et l’éduquer au "bien boire", aux plaisirs qualitatifs (et non quantitatifs) mais aussi aux risques qui y sont liés. Le texte de la loi actuelle "Il est interdit de vendre, de servir ou d’offrir... » devrait être complété par la mention "à titre commercial ou promotionnel"D

  • Créer un conseil fédéral de la publicité
    En effet, la publicité nous manipule et limite notre liberté de faire un choix éclairé en matière de consommations. Seul un contrôle public de la publicité permet de garantir au citoyen un niveau de protection élevé et effectifC

  • Rendre l’eau gratuite dans l’horeca 
    En effet, les risques encourus par le consommateur sont exacerbés par la déshydratation que l’alcool provoque. L’accès gratuit à l’eau faciliterait une consommation alternée de boisson alcoolisée et d'eau et constituerait donc une politique publique utile.

  • Obliger l’étiquetage nutritionnel sur les boissons alcolisées 
    Outre les informations nutritionnelles, le nombre d’unités standards d’alcool que contient le conditionnement commercialisé faciliterait l’auto-évaluation de la consommation. 

  • Découpler la publicité alcool des espaces de campagnes de prévention sur les médias publics

Plus d'informations: Vers une politique "alcool" cohérente. Site jeunesetalcool.be.

 

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