Mon médecin m’a dit que je buvais trop de bières.

Pourtant, je ne bois pas plus que la plupart de mes collègues ou que de nombreux amis. Et puis, je bois de la bière, pas des alcools forts. J’ai l’impression que mon médecin exagère, sans doute pour mon bien, mais moi je me porte bien comme cela!

De manière générale, nous avons tous des difficultés à évaluer les effets et les risques liés à notre consommation de boissons alcoolisées. Nous avons tendance à la sous-estimer systématiquement. Ainsi, on évite de se classer dans les buveurs excessifs et on peut facilement ignorer ou minimiser les conséquences de la consommation sur notre santé.

La banalisation de la consommation d'alcool se manifeste dans le langage courant, par des expressions comme prendre un "petit" verre, boire un "petit" coup.

Les consommateurs ont aussi tendance à distinguer, à tort :

  • d'une part les alcools forts. Ils en consomment moins souvent, les jugent plutôt dangereux et les assimilent plus souvent à une drogue
  • et d'autre part le vin et la bière qu'ils ne considèrent pas comme dangereux.

Bière et vin sont cependant les boissons alcoolisées consommées le plus régulièrement, notamment au cours du repas.
Pour certains consommateurs réguliers, ces deux produits sont mêmes considérés comme des aliments et quand on leur demande s'ils consomment de l'alcool, ils ne pensent même plus à faire entrer ces boissons dans le calcul journalier. Pas étonnant dès lors qu'ils aient une forte réticence à l'idée de réduire leur consommation.

Pour mieux comprendre où vous en êtes avec votre consommation, nous vous conseillons de noter, pendant 2 semaines, chaque jour, tous les verres (cannettes, bouteilles) de bière que vous buvez. Sans oublier, si c’est le cas, les éventuels verres de vin ou de spiritueux pris occasionnellement.

L’idéal est de les noter en unités d’alcool.
Vous pouvez voir sur ce site à quoi correspond une unité standard

Vous pourrez alors calculer votre consommation moyenne par semaine. Si elle excède 10 unités, vous êtes au-delà des balises proposées, pour une consommation à moindre risque, par le Conseil Supérieur de la Santé en Belgique en 2018

 

Vous trouverez plus d'informations dans le dossier "Alcool" publié sur le site www.mongeneraliste.be

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