Mon fils peut ne pas boire du tout pendant plusieurs semaines. Il dit donc qu’il n’a pas de problème d’alcool. Quant il y retouche, on est parti pour une semaine infernale ! Qu’en penser ?

La situation de votre fils évoque ce qu’on appelle communément « l’alcoolisme cyclique ». Effectivement, une personne atteinte de ce mésusage d’alcool peut ne pas boire du tout pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois ; pendant cette période, de fait, il n’a aucune envie de boire. « Je n’y pense même pas » précisent ce type de buveurs. Et puis, un jour survient à nouveau le premier verre, souvent sans raison bien précise. Il y alors perte de contrôle totale ; les verres se suivent pendant 2, 3 ou 4 jours ; l’épisode se termine souvent dans un chaos alcoolique, parfois même une intoxication éthylique aiguë qui mènera le patient à son lit (s’il est seul) ou à l’hôpital, son entourage s’inquiétant de son état.

La perte de contrôle totale épisodique signe bien l’alcoolodépendance ou « alcoolisme ».

Ces personnes sont difficiles à convaincre et de la réalité de cette forme d’alcoolisme, et de la nécessité de se soigner puisqu’elles arguent du fait suivant : « je m’arrête quand je veux » ; « je peux ne rien boire pendant 3 mois, et ça ne me dit rien ».

La réalité de cette forme « d’alcoolisme » est que les épisodes se rapprochent au fil des mois et années et que la durée de chaque épisode a tendance à s’allonger, de telle sorte qu’on en arrive ainsi à un alcoolisme « classique ».

Pour le médecin et pour l’entourage, il est plus difficile de motiver ce type de buveurs à se prendre en charge et à accepter des soins. Mais il s’agit bien là d’alcoolisme ou alcoolodépendance.

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